Il fait froid, mais beau, ce dimanche matin, cependant tous les moteurs démarreront sans aide extérieure: les voitures du CARMS sont bien fiables !
Après 11 km, arrêt photos avec panorama sur les îles du barrage de Grandval, construit sur la Truyère. Mais quelques km plus loin, au belvédere de
Mallet, un âne, curieux sans doute, de voir nos voitures de plus près barre carrément la route, nous incitant à nous arrêter sur le parking voisin.
Nouvel arrêt photos avec ce spectateur inattendu, qui en sera quitte pour recevoir quelques caresses.
Un nouvel arrêt photo au pont Treboul, puis halte visite du superbe village de Ste-Marie, là une charmante habitante nous ouvre aussi bien les
toilettes publiques que l'église, tout en nous donnant quelques explications sur son village: 15 habitants l'hiver, 108 au dernier recensement
de 2013. Intéressante église, de style essentiellement roman, et dont les vitraux ont été dessinés par Jean Cocteau. Les maisons qui l'entourent
ont toutes été restaurées, donnant à cet ensemble une allure de décor de cinéma. Reprise de la route, avec un arrêt sur la presqu'île de Laussac et
y découvrir la très intéressante chapelle romane St Michel, dont on ne peut, malheureusement, voir l'intérieur que par un "cafuron" pratique sans
sa porte principale.
Nous franchissons le mur du barrage de Sarrans avant de rallier St Geneviève-sur-Argence pour un pique-nique bucolique.
Nous retrouverons Chaudes-Aigues, traversé le matin, mais avec cette fois-ci, visite libre de la ville. Un petit tour à la source d'eau chaude du
Par: 82°, la plus chaude d'Europe. Le parvis de son église donne une vue panoramique sur les toits de ce village de 900 habitants.
Mais il ne faut pas traîner pour être à l'heure prévue pour embarquer, " impérativement 18h30 " ! avait précisé Mme Cellier et c'est donc en
passant que nous avons pu admirer le chateau d'Alleuze; de toute façon, il n'y avait pas de place pour toutes nos autos.
Avant de rejoindre l'hôtel, nouveau passage, à la station Esso de St-Georges, où nous avions dù, la veille, vider une partie des cuves... Sur 6,
seules 2 pompes restaient en service.
Mais surtout, le spectateur attentif a pu profiter du spectacle de deux dangereux maniaques de la propreté automobile utilisant, avec force savon et
karcher, le portique de lavage de la station ! Rappelons qu'il nous restait encore une journée entière de route...
Un rapide passage par nos chambres nous permit de revetir nos tenues de gala pour l'embarquement sur le bateau de notre repas-croisière. On commence
par un séjour sur le pont supérieur, un peu venté . Mais nous nous réchauffons ensuite dans la cabine avec l'apéritif et le repas. Celui-ci fut
animé avec de la musique enregistrée et les chansons interprêtées par le "papy DJ", qui animait déjà il y a 8 ans, lors d'une première croisière
du club. Des tubes bien connus, bien que quelquefois difficilement reconnaissables... mais dont nous reprenions tous en choeur les refrains. Et
puis, le repas terminé, on pousse les tables pour danser dans le couloir puis carrément faire une chenille endiablée! Sympathique, mais trop court
"after", nous abordons déjà l'hôtel car il nous faut impérativement débarquer avant la nuit... c'est à dire entre chien et loup... au moment de
l'éclairage du viaduc de Garabit... coutume locale ? Non Mr ! C'est le règlement de la navigation !
Bon allez ! Au lit et bonne nuit !
Lundi 16 mai
Démarrage vraiment à froid ce lundi, car les lève-(très tôt ont même dù gratter un peu le pare-brise. La journée du retour se déroulera dans la
Haute Loire via les gorges de l'Allier.
Une soixantaine de km à bonne allure comme d'habitude nous amène à la chapelle Sainte-Marie-des-Chazes. Une arrivée un peu compliquée, cela ne nous
a pas empêché d'apprécier cette chapelle, bâtie dans un pur style roman auvergnat du 13ème siècle. Installée au milieu de nulle part et dans un
étonnant état de conservation. En fait, c'était l'ancienne église du village de St Julien des Chazes, maintenant rattachée à Siaugues Ste Marie.
Jusqu'au 19ème siècle les habitants devaient traverser l'Allier pour se rendre aux offices. La chapelle a été reconstruite strictement à l'identique
en 1905, après un terrible orage qui l'avait partiellement détruite. C'est ce qui explique son état exceptionnel. Mais comme la veille, son
intérieur ne peut se regarder que par une étroite lucarne dans sa porte... dommage !
La suite du programme prévoyait un arrêt à Prades et une boucle par St Arcons d'Allier mais... promesses non tenues, travaux inachevés route
encore barrée et demi-tour direction Langeac et Lavoûlte-Chillac pour le pique nique.
Le déjeuner se passa, au pied du prieuré dans un méandre de l'Allier: soleil ou ombre, au goût de chacun, après un apéritif offert par le CARMS,
puis une visite du village, classé dans les plus beaux de France.
L'après-midi, l'organisation nous a donné l'occasion de visiter le chateau de Saint-Ilpize, perché sur son piton volcanique au dessus de l'Allier.
Nous sommes accompagnés par deux guides, dont une avec un charmant accent hollandais ! Ce village fortifié et son église étaient passionnants à
découvrir, surtout lorsque l'on dispose comme nous de commentaires éclairés. Excellente idée!
Mais la journée tire à sa fin, et après un rapide arrêt à Champagnac le Vieux, nous filons vers St Clément de Vallorgue, lieu de l'ultime
regroupement / dispersion et des au-revoir après ces trois belles journées.
Au bilan de cette sortie, nous étions 29 voitures, une soixantaine de participants, en comptant 3 gentils toutous. L'ambiance a toujours été au
beau fixe, ainsi que le temps, pas toujours très chaud mais ensoleillé.Pas de "vraie" panne de nos autos non plus. L'organisation était parfaite,
et il faut en remercier encore une fois l'équipe organisatrice ainsi que leurs épouses. Les briefings du matin, appellé au son de la trompette
hispanisante de JIP, ont permis les infos et mises au point nécéssaires, toujours avec humour. Le parcours était bien choisi, avec des routes
sinueuses à souhait et tranquilles, ce qui nous a permis de rouler bon train.
Que demander de mieux ? Que l'on recommence, tiens !
Dominique Bert