Virée Ardèchoise

Autour de St Agrève
Samedi 24 - Dimanche 25 et Lundi 26 juin

Samedi 24 juin
Rendez-vous était donné sur la place du marché à St Agrève à 5h30 aux carmistes, qui en fait se regroupaient chez notre ami Christian, où Marthe jouait l'hôtesse avec moultes boissons rafraichissantes. On déplorait l'absence de Dominique et Jacky, due à un décès inopiné. Nous leur présentons notre vive sympathie dans ces moments toujours difficiles).
On retrouvait donc 5 carmistes dont un récemment arrivé au club avec leurs compagnes habituelles, plus 3 couples de carmistes locaux dont un équipage féminin au volant d'une deuche.
Le départ se faisait à l'heure ardèchoise ce qui ne nous empêchait pas d'oublier un ami bien à l'heure au point de rendez-vous, mais qui après un appel au secours nous rejoignait au volant de son magnifique cabriolet Toyota, dès les premiers kilomètres de la balade.
Cette dernière nous amènera à Rochepaule puis au Pont du Doux ou nous devions prendre une spéciale du rallye d'Ardèche en sens inverse en passant par St Pierre/Doux. Malheureusement cette magnifique route est fermée pour réfection de plusieurs ponts, aussi nous prendrons un itinéraire de délestage situé sur l'autre versant de la vallée et passant par une cathédrale de verdure à travers bois et taillis qui nous amène sur le plateau de St Bonnet le Froid.
De St Bonnet, nous partons toujours sous un grand soleil en direction de la Haute-Loire pour retrouver au lieu-dit " Les ruches", la maison de " la Béate ". Il s'agit de la seule maison répertoriée en Ardèche. Elle servait de point de repaire sonore et lumineux d'un village ou hameau lors des épisodes de tempête de neige, du fait que son occupante sonnait la cloche de façon régulière. Pour les non-initiés, la béate était une personne plutôt de sexe féminnin, célibataire ou veuve plutôt de bonne éducation et qui était chargée d'enseigner la lecture, l'écriture et le calcul ainsi que la catéchèse aux enfants du village au 18ème, 19ème et début du 20ème siècle. Elle enseignait également la couture et la dentelle " au carreau " aux femmes et aux jeunes filles. En contrepartie, les habitants du village lui fournissait le couvert et le gite, constitué d'une petite maison. La balade nous emmenait ensuite en direction de Tence, puis retour à St Agrève par le chemin des écoliers, nous laissant même apprécier une petite ondée rafraichissante ayant nécéssité un arrêt recapotage malgré la témérité des chauffeurs de cabriolet. Le retour se faisait à l'hôtel, le temps de déposer les valises et de prendre une douche rapide.
Un apéritif concocté par nos restaurateurs était bien venu et ce, pendant un orage costaud que nous avons pu éviter. Le repas et la soirée se déroulaient dans la bonne humeur avec une levée des corps raisonnable.



Dimanche 25 juin
Rendez-vous était donné à 9h30 à tous les participants:
- Les carmistes de la veille
- Les carmistes locaux
- Les carmistes venant de la plaine ce matin
- Les invités que nous avions convié en temps qu'organisateur dont entre autre notre ami Michel, premier adjoint de la municipalité de St Agrève et fana d'automobile anciennes et de compétition (il roule pour le plaisir avec une magnifique Mercedes CSK AMG qui ne dépare pas des Porsche et autre Maserati de nos amis foréziens).
A 10 heures, tous les participants enfin regroupés, le convoi de 18 voitures + 1 moto (un photographe cameraman motorisé (c'est toujours sympa) peut enfin s'ébranler sous un ciel un peu nuageux mais qui se dégagera ensuite en fin de matinée.
Direction St Jeure d'Andaure, puis par une coursière magnifique et très pentue, le pont de Clara, point de départ d'une spéciale du Monte-Carlo qui nous emmène au col du Buisson, après un passage par Lafarre.
Au col du Buisson, c'est un arrêt pipi avec caf" et " pogne locale " d'environ 3/4 d'heure pendant lequel nous pouvons visiter une reconstitution des différentes habitations et monuments communaux caractéristiques de l'Ardèche, le tout regroupé dans un parc (à l'échelle 1/10 environ), création d'un maçon ࠬa retraite.
La randonnée se poursuit par la route de la corniche pour rejoindre Nozière, et plonger ensuite sur Désaignes.
Après avoir traversé la Batie d'Andaure, la route remonte à travers les chataigniers jusqu'à St Jeure ou nous serons accueillis par le Maire du village qui a gentiment mis à notre disposition le parking de la mairie et le jardin attenant afin que nous puissions garer nos véhicules et installer le pique-nique préparé par les Ets Teyssier de St Agrève. Deux carmistes échappés d'un mariage nous attendent sur place, l'oeil un peu glauque et le teint quelque peu défait (l'amour du club passe avant tout, merci Marie Claude et Gérard).
L'apéritif nous est offert par Marthe et Christian, qui en profitent pour nous faire découvrir une recette familiale, afin d'arroser la venue de leur petit fils Victor née un jour férié pour ne pas contrarier sa Maman (profession libérale oblige).
Pique-nique + libation + discutions + café pris chez " Franck " le restaurant en face, le départ se fait laborieusement sous une chaleur plus qu'estivale pour le pays.
Direction St Agrève, qui sera traversé rapidement pour rejoindre " les boutières ", via les ruines de Rochebone, datant du 13ème siècle et dominant la vallée de l'Eyrieux entre St Martin et Le Cheyard. Un arrêt de plusieurs minutes permettra d'apprécier le paysage grandiose.
Nous descendons sur la vallée de l'Eyrieux qui sera traversée au niveau de St Martin de Valamas pour prendre en direction du plateau de la Haute-Loire. La route serpente en montée sur 13 km environ avec comme paysage le Mont Gerbier et le Mézenc sur notre gauche.
Après avoir traversé St Clément, juste au niveau de sa falaise, nous rejoignons la route de Fay/Lignon, après avoir longé les éoliennes bien implantées car en hiver la " burle " souffle avec une telle intensité que c'est sur cette route que l'on a noter les plus grosses congères (plus de 6 m de hauteur en janvier 1986 le village de St Clément avait été ravitaillé par hélicoptère pendant 2 mois et les résidus de congére explosés à la dynamite pour rouvrir la route).
Fay/Ligon nous accueille avec sur sa place la croix haubanée et ses maison à double vitrage (en fait, survitrage de fenête) si particulier. Fay détient avec St Disier le record de froid en France: - 49° durant l'hiver 1956.
Direction Boussoulet à travers le plateau de la Haute-Loire ou les fermes et l'habitat sont caractérisés par de la roche noire basaltique comme matériel de construction. Au carrefour de la route du Puy en Velay, nous rejoignons les Balayes au bas duquel une petite route à gauche nous amène au " Lac Bleu ".
Un arrêt bien venu permet de nous dégourdir les jambes pour atteindre les bords d'un cratère ou était exploitée une carrière de lauze: pierre plate taillée servant à decouvrir les toitures des maisons de la région. Le dernier artisan lauzier a pratiqué son art jusqu'à l'age de 85 ans. Depuis quelques années, la carrière a été combléepar des eaux de source et de ruissellement et ce sont les phonolites résidus de lauze qui donnent la couleur particulière de l'eau. Cet étang art sficiel a été empoissonné secondairement: la pêche y est interdite, ce qui explique la taille importante des poissons.
Un musée en plein air, situé à coté et constitué de maquettes représentant les principaux monuments historiques du département de la Haute-Loire, réalisés en pierre taillée ne semble pas attirer les participants de la balade. Dommage!
17 heures30, retour au parking ou une partie des participants se regroupe pour un retour dans la plaine du forez, alors qu'une autre partie qui a décidé de coucher à St Agrève continue la balade à l'aide du road-book. La troisième partie dont je suis reste scotchée en bas du parking pour cause de panne de boite de vitesse de la 504 coupé, Heureusement, nos deux mécano de génie que sont Daniel et Jean Pierre arrivent à la rescousse pour localiser le problème et y remédier, ce qui me permettra de rapatrier le bercail à faible allure (boite bloquéeen seconde) mais sans autre problème, escorté par trois voitures compatissantes; je ne saurais jamais remercier suffisamment JP et D pour leur efficacité et leur dévouement.
19 heures 30, les rescapés du week-end se retrouvent à la terrasse du restaurant " le hurlevent " St Jeure d'Andaure pour un apéro suivi d'un repas de spécialités ardèchoise. Le repas sera des plus convivial, alimenté des commentaires sur la balade.
Le retour à Montbrison se fera le lendemain avec un repas étape à St Jean Soleymieux qui clôturera ce week-end que nous avons espéré agréable pour tous les participants.
Jean-Paul.


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