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Des plateaux et des lacs
Balade entre Corrèze et Creuse
19 - 20 et 21 mai 2018
Pour le CARMS, c'est la plus grande sortie de l'année. 8h, rendez-vous au bord de l'étang de SAVIGNEUX, histoire de s'habituer aux nombreux lacs à voir lors de notre séjour. Les 44 participants répartis dans 24 voitures sont à l'heure et le soleil est lui aussi partant ce samedi 19 mai.
C'est parti... Direction Ambert via le Col des Pradeaux (1196m) sur une route sans neige, ce qui n'était pas le cas la semaine précédente. Nous mettons ensuite le cap sur Issoire et nous nous enfonçons de plus en plus dans le Livradois. Les estomacs commencent à crier famine avec presque 70kms au compteur sans rien dans le ventre ! 9h45, peu avant Sugères c'est la traditionnelle pause café, avec viennoiseries, brioches, pâté aux pommes, gâteaux divers etc... Quantité de ces bonnes choses seront englouties comme après le passage d'un nuage de criquets en Afrique. Enfin rassasiés nous reprenons notre route en évitant Issoire via St Babel avant de gravir le col de La Croix Des Gardes (654 m) nous traversons Coudes (cela me rappelle une bonne blague de JIP) puis nous ferons un regroupement pour voir si nous n'avons perdu personne dans cette première partie.
Tout va bien ! Ils sont tous là à rouler en mode chenilles processionnaires malgré la formation par groupes de cinq véhicules organisée au départ en direction du Mont-Dore !!!
On traverse St-Nectaire qui fête son patrimoine, que c'est beau, avec ses thermes, ses hôtels, son casino mais de là à en faire tout un fromage ! Nous approchons de midi, le château de Murol est en vue et la pause repas aussi. Nous empruntons la route qui monte sur un éperon basaltique pour arriver au pied de cette forteresse du XIIème. Deux écoles du CARMS se contredisent, l'une qui souhaite pique-niquer sur place et l'autre qui préfère les rives du Lac Chambon tout proche. N'y tenant plus, quelques «mangeurs à heure fixe» restent sur place, tandis que le gros de la troupe rejoindra les rives du Lac. Les possesseurs de voitures anglaises, la savent bien: Le château de Murol n'a jamais été pris par les anglais lors de la guerre de 100 ans aussi ils iront directement au bord du Lac. Le paysage est magnifique mais il semble que le ciel s'assombrisse fortement sur le Massif du Sancy. Il nous faut cependant attendre Gérard C., venu avec une Opel Astra CC récente et qui, au pied du château de Murol, constatait que son toit rétractable ne voulait plus se fermer. Certainement un gage que l'organisation lui avait infligé pour n'être pas venu avec sa Triumph TR6 ! Heureusement l'assistance de son assurance résolvait rapidement le problème et le convoi pourra repartir avec tous ses équipages.
Les premières gouttes commencent à s'écraser sur les pare-brise quand nous quittons le Chambon sur Lac. Les organisateurs nous avaient vendu cette sortie avec, en cerise sur le St-Nectaire, la montée de la course de côte du Mont-Dore (longue de 5075m avec une pente moyenne de 7.2% sur la D36 de Moneaux au Col de la Croix StRobert) sans préciser quelle monte de pneus il fallait prévoir. Dès les premiers mètres une pluie diluvienne parfois chargée de grêle s'abattait sur le «circuit» et la vitesse moyenne frôlait les 15kmh avec des pointes à 25kmh sur les portions roulantes, tous phares allumés pour ne pas se perdre et, jouer du chiffon pour enlever la buée du pare-brise et rester sur la route. Une ascension réellement dantesque avec, éclairs et tonnerre à volonté... au sommet du col perché à 1451m un joli tapis de grésil était déroulé tant sur la route que sur les jonquilles qui la bordent ! Heureusement le ciel se calmera pour la descente sur le Mont-Dore.
C'est à la station essence d'Auchan à La Bourboule, où nous abreuvons les mécaniques que les organisateurs refont l'appel des participants de peur d'avoir perdu l'un ou l'autre dans un dégât des eaux ou une sortie de route. Tout le monde est bien là, certains auront cependant les pieds mouillés à cause d'autos pas vraiment étanches.
Il reste encore une centaine de kilomètres avant d'arriver à notre hôtel. Le soleil semble revenu et nous serpentons en direction de la Haute Vienne en passant par Messeix mais cela fera l'objet d'un prochain compte-rendu... Après avoir quitté le Puy De Dôme, nous passons en Corrèze via Eygurande, Sornac puis Peyrelevade et en fin d'après midi nous atteignons les rives du lac de Vassivière puis traversons le barrage sur la Maulde par la D3 pour arriver à notre lieu de villégiature: l'hôtel La Caravelle (logis de France) au port d'Auphelle à Peyrat le Château.
La brochure disait: avec vue sur le lac. Ils ne se sont pas moqués de nous, il y avait effectivement une magnifique vue du lac et de ses îles depuis toutes les chambres, la salle de restaurant et la terrasse... Tout ça avait un petit air de Canada.
L'hôtel disposant de seulement 16 chambres, certains logeront dans un petit hôtel ou dans des chambres d'hôte à Peyrat Le Château et Beaumont Du Lac à quelques «encablures» de La Caravelle.
19h30 après avoir pris possession de nos chambres, nous nous retrouvons très vite dans un petit salon pour un apéritif de bienvenue pétillant avant de prendre place dans la salle de restaurant pour un succulent dîner. En fin de repas nous entonnons un «happy birthday» spécial Eric M. (MGA de 1969) qui, revenant d'une balade irlandaise en ancienne, avait bien du mérite de retrouver des routes où l'on roule à droite.
Après les desserts, café et tisane, chacun souhaitait regagner sa chambre pour une nuit de sommeil bien méritée. Seule une bande d'irréductibles se retrouvait devant l'hôtel pour déguster une «boisson d'homme» offerte par Raymond B. «Je lui trouve un goût de pomme ? Y en a... Faut r'connaître... c'est du brutal ! J'ai connu une polonaise qui en buvait au petit déjeuner... seulement on a dû arrêter la fabrication, y'a des clients qui devenaient aveugles. Alors, ça faisait des histoires !»... dixit Michel Audiard.
Dimanche 20 mai, une journée radieuse est annoncée, après le copieux petit déjeuner tous les pensionnaires de La Caravelle rejoignent le reste de la troupe sur la place du Champs de foire au pied de la mairie et du cinéma de Peyrat Le Château. C'est un haut lieu de l'enduro: la Gilles Lalay Classic. Gilles Lalay pilote moto est né Peyrat le Château en 1962, il trouva la mort accidentellement durant le Dakar 1992. Cette épreuve, qu'il avait imaginée, est aussi connue sous le qualificatif de «la course la plus dure du monde». Raymond B. les copains et moi-même avons suivi cette course durant plusieurs années. Respect à tous ces concurrents qui passaient, bourbiers, pierriers et tentaient l'escalade de la montée infernale du «Corbeau Mort» et où seule une poignée de valeureux participants arrive à franchir la "Dead line" avant l'heure fatidique de minuit... que de souvenirs...
Les copieux paniers repas avaient été commandés chez le traiteur local ouvert pour la circonstance et distribués à chaque équipage par Gérard B. Une fois les problèmes d'intendance résolus nous pouvons entamer notre circuit du dimanche, toute capote ouverte (pour les cabriolets, bien entendu).
Une adorable route fleurie d'énormes buissons de rhododendrons nous amène à Eymoutiers où nous allons visiter l'Espace Paul Rebeyrolle. Né le 3 novembre 1926 à Eymoutiers (Haute-Vienne) et mort le 7 février 2005 à Boudreville (Côte-d'Or),Paul Rebeyrolle est un peintre, lithographe et sculpteur expressionniste et matiériste français, rattaché au courant de la Nouvelle figuration - L'enfance de Paul Rebeyrolle est marquée par une tuberculose osseuse, l'obligeant à de longs moments d'immobilité -Son œuvre puissante, violente mais généreuse est un appel à la liberté, une révolte contre l'injustice, l'intolérance, l'asservissement de l'homme et de la nature; un véritable témoignage de notre temps.
Les organisateurs, avaient souhaité apporter aux carmistes, un peu de culture et de repères en matière d'art contemporain. En essayant de se projeter dans les œuvres exposées, certains ressortirons tourmentés, choqués ou enthousiasmés de ce qu'ils y ont découvert, vu ou imaginé... en témoigne le succès très féminin d'une sculpture intitulée «l'orgasme» ! Quelle chance pour la bourgade d'Eymoutiers d'avoir un tel patrimoine à proposer au visiteur. Une salle du centre Pompidou est désormais consacrée à Paul Rebeyrolle.
Allez... une photo de famille devant l'énorme sculpture «Adam et Eve» avant de reprendre la route et de penser à déjeuner. Nous partons pour Viam, un minuscule et superbe village situé en Haute Corrèze à une trentaine de kilomètres au bord du lac qui porte son nom.
12h30 à l'arrivée, là encore, deux écoles s'affrontent, où va-t-on s'installer ? Sur l'aire de pique-nique aménagée en terrasse au bord de la route mais avec belle vue panoramique sur le lac de VIAM ? Ou en pique-nique champêtre au bord de Lac ?
Finalement, tout le monde se retrouvera au bord du lac avec tables, chaises pliantes et glacières sous un chaud soleil.
14h30, il est temps d'écourter les siestes digestives et de reprendre la boucle qui nous mène au cœur de la campagne limousine en traversant Toy-Viam, Tarnac, Rempnat, La Villedieu et Vauveix pour rallier l'ile du lac de Vassivière que nous allons visiter. Nous aurons le privilège d'emprunter, avec nos voitures, la passerelle piétonne d’un kilomètre donnant accès à l'île tout en faisant attention aux familles de «prend l'air du dimanche» et aux nombreux éco-touristes avec bâton, sac à dos et chaussures de randonnée en marche vers l'île pour la 3ème fête de l'écologie. Nous veillerons également à ne pas perturber la circulation du petit train touristique, seul véhicule autorisé à circuler sur cet accès. Notre traversée mécanique ne passera pas inaperçue au milieu de tout ce monde. Nous ferons néanmoins quelques heureux en stationnant et en proposant une expo de voitures anciennes dans ce lieu très protégé. Notre visite nous conduira, entre autres vers un jardin des simples et permettra l'ascension des 161 marches du phare pour les plus courageux. Quoi de plus normal de trouver un phare sur une île ? Il y a même un sous marin tagué échoué dans la vase! De là haut le panorama à 360° nous permet de découvrir le paysage des 1000 ha de ce lac parmi les plus grands de France. L'île abrite également le centre international d'art et du paysage et des artistes en résidence... certains érudits ressortiront «indignés» d'avoir visité une exposition consacrée à Rebecca DIGNE ! Étonnant non ?
Arrêt obligatoire, la terrasse du château-bar-restaurant(ancienne demeure de la Famille Vassivière) inondée de soleil et de clients où il était plus compliqué de trouver une table, des chaises ou même un coussin que de boire un coup. A oui ! J'allais oublier... le sous marin Allemand du Lac de Vassivière. Selon certains carmistes il se serait échoué là, égaré lors de la seconde guerre mondiale en poursuivant un porte avions américain ! (à vérifier)...
Merci à Mme Marie-Laure M. Directrice générale du Syndicat mixte Le Lac de Vassivière de nous avoir permis ce débarquement automobile.
La fin de journée approche il est temps de rentrer à La Caravelle après cette boucle de 90 km sur le plateau de Millevaches. En parlant de « Millevaches», nous n’avons pas vu beaucoup de ces bêtes à cornes dans les prés, à moins qu'elles ne se soient noyées... le sol est bien marécageux ? Pour les ignorants dont je faisais partie, ce plateau granitique, situé sur les départements de la Corrèze de la Creuse et de la Haute Vienne ne rassemble pas spécialement de troupeaux de bovins. D'autres origines sont avancées, pour cette appellation, ayant le sens de «lieu élevé et vide» avec, pour certains auteurs, la possibilité qu'elles s'entrecroisent. L'étymologie du terme local vacca lui attribue des racines celtes ou germaniques qui voudraient dire «source», pour former le nom mille vacca, «mille sources», qui aurait donné par extension «Millevaches».
19h00 rendez-vous au petit salon de l'hôtel pour un apéritif offert par le CARMS. Tout sera bu et mangé par les participants . De toute façon tout devait disparaitre avant le nouvel inventaire du club.
La fin de repas se fera sous la responsabilité de notre animatrice maison, Andrée D. Après le jeu des noms de voitures à retrouver par groupes de 4, ce sont 4 membres du CA qui finiront bons derniers. Bien entendu, nous nous étions rendu compte du stratagème et nous voilà JIP, Gérard D, Gérard B et Patrick en train d'amuser la galerie avec l'histoire de la grand mère qui revient du marché... et qu'est ce qu'elle a acheté ?...Je n'en dirais pas plus car nous pourrions utiliser cette drôle d'animation dans un prochain rassemblement. Comme chaque soir après le repas, rendez-vous pour une petite boisson digestive et bruyante offerte par Patrick dans la chambre 4 au grand dam des voisins du 5. Allez ! Une bonne nuit de sommeil avant d'entamer la dernière étape de notre aventure: le trajet du retour.
Lundi 21 mai, le temps n'est pas celui de la veille. Nous quittons La Caravelle, où nous avons très bien été accueillis et où tout était parfait. Regroupement des participants à Peyrat Le Château pour la distribution du piquenique livré par une MATRA 530 Sport version «break». Jamais, la «voitures des copains» n'avait, depuis sa création, connu un tel «remplissage» ! La pluie arrivera après quelques tours de roues et nous ne verrons pas «la rigole du diable» certainement que le climat local doit participer aux verdoyants paysages et au remplissage des nombreux lacs ! Ne sommes nous pas sur le château d'eau de la France ?
Direction Aubusson où nous retrouvons le soleil. Pour ne pas faire «tapisserie» comme on dit dans la région, nous allons visiter la Cité Internationale De La Tapisserie. Ouverte depuis 2016 cette exposition nous permet d'approcher des produits de luxe, métier d'art, d'excellence et de tradition locale, la tapisserie d'Aubusson est faite de près de six siècles d'histoire et se renouvelle aujourd'hui dans la création contemporaine. Étonnantes créations "Les mains dans les yeux" de Frédérique Morrel qui détourne canevas kitsch et tapisseries à l'aiguille vintage pour en habiller faune fantastique ou de petits objets, tantôt trophées de chasse, tantôt mobilier chimérique... L'espace "Tapisseries du monde" prend des allures de cabinet de curiosités chamaniques ! Plus qu'une sortie CARMS, c'est une initiation à l'art contemporain que nous aurons durant ces quelques jours.
Pas le temps de flâner à Aubusson, pour prendre la route du retour il faut abreuver les automobiles une dernière fois. Un chaud soleil est revenu mais de courte durée car nous rattrapons un orage juste avant Merinchal (Creuse) et remettons nos capotes en urgence (pour les cabriolets bien entendu) afin d'éviter un éventuel dégât des eaux. Quelques kilomètres nous séparent encore de notre étape de midi.
Jacqueline et Jo, venus de St Romain le Puy nous rejoignent à Montel De Gelat tandis que, avant une nouvelle averse, Mme Nicole D., maire de Montel nous ouvre les portes de la salle des fêtes. Après installation des tables et des chaises, nous partagerons le verre de l'amitié avec cette dévouée élue de terrain (6eme mandat) qui nous présentera sa commune de 500 habitants, nichée au coeur de la haute Combraille à environ 700m d'alt. Nous la remercions chaleureusement de nous avoir proposé un toit pour le pique-nique, alors qu'un orage passe une fois encore.
Nous profitons des éclairs au chocolat du traiteur de Peyrat le château pour souhaiter un «Bon Anniversaire» à Roland D. Il en profitera pour embrasser toutes les femmes du CARMS, sacré Roro ! Notre promenade digestive nous fera visiter, à quelques centaines de mètres, l'église Saint-Mamert on y découvre, une très belle Mise au Tombeau de la fin du XVème début XVIème constituée d'une statuaire de huit personnages, en pierre blanche polychrome dorée.
Une photo de groupe sur les marches de la salle des fêtes de Montel De Gelat, immortalisera notre passage dans cette petite commune du Puy de Dôme.
On remet les compteurs à zéro pour la dernière étape de 177 km qui nous emmènera dans un premier temps jusqu'à Queuille via Les Ancizes au cœur des Combrailles. Laissant les voitures vers l'église, nous rejoignons le belvédère qui permet de profiter pleinement d'une vue dégagée sur un sublime méandre, c’est une immense boucle formée par la SIOULE. Nous reprenons la direction de Manzat puis Teilhede, Cellule et, peu avant Varenne sur Morge, il semble que certains aient vu un éclair : était-ce l'orage ou un radar...? Réponse d'ici quelques jours dans les boites à lettres. Nous traversons Maringues avant de rejoindre Thiers et de rentrer vers le Forez par l'ancienne N89. Les « au revoir » se feront sur le parking du Casino de Noirétable. Une belle balade d'environ 650kms sans problème majeur, dans une très bonne ambiance sur de belles routes, un hôtel et un personnel très agréables. L'organisation sera sans faille, comme d'habitude. Merci à Jip, Gérard D et Gérard B, pour les reconnaissances, le parcours, la préparation et la réalisation du road-book, les réservations d’hôtel et de salles pour abriter les pique-nique (au cas ou) les arrêts café les pauses pipi avec (ou sans) toilettes, l'organisation des visites, les autorisations de traversées etc. etc. et finalement se retrouver avec 21 autos qui poussent au c.. Chapeau les amis !
A l'année prochaine pour une nouvelle destination, peut-être sur 4 jours... ? Cause limitation de vitesse à 80 km/h.
Patrick VRAY
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